uri(7) Miscellaneous Information Manual uri(7) NOM uri, url, urn - Identificateur de ressource uniforme (URI), comprenant URL ou URN SYNOPSIS URI = [ absoluteURI | relativeURI ] [ "#" fragment ] absoluteURI = scheme .RB " : " ( hierarchical_part | opaque_part ) relativeURI = ( net_path | absolute_path | relative_path ) [ "?" query ] scheme = "http" | "ftp" | "gopher" | "mailto" | "news" | "telnet" | "file" | "ftp" | "man" | "info" | "whatis" | "ldap" | "wais" | ... hierarchical_part = ( net_path | absolute_path ) [ "?" query ] net_path = "//" authority [ absolute_path ] absolute_path = "/" path_segments relative_path = relative_segment [ absolute_path ] DESCRIPTION Un Identificateur de Ressource Uniforme (URI) est une courte chaine de caracteres identifiant une ressource physique ou abstraite (par exemple une page web). Une Localisation de Ressource Uniforme (URL) est un URI qui identifie une ressource a travers son moyen d'acces (sa << position >> reseau par exemple), plutot que par son nom ou un autre attribut de la ressource. Un Nom de Ressource Uniforme (URN) est un URI qui doit rester globalement unique, et persister meme si la ressource cesse d'exister ou devient indisponible. Les URI constituent le mecanisme standard pour nommer les destinations des liens hypertextes pour les outils comme les navigateurs web. La chaine << http://www.kernel.org >> est une URL (et donc aussi un URI). Beaucoup de gens utilisent le terme URL comme vague synonyme de URI (bien que techniquement les URL soient un sous-ensemble des URI). Les URI peuvent etre absolus ou relatifs. Un identificateur absolu reference une ressource independamment du contexte, alors qu'un identificateur relatif reference une ressource en decrivant la difference par rapport au contexte courant. Dans les references de chemins relatifs, les segments complets << . >> et << .. >> ont des significations particulieres : << le niveau actuel dans la hierarchie >> et << le niveau au-dessus dans la hierarchie >>, respectivement, tout comme dans les systemes type UNIX. Un segment de chemin qui contient un caractere deux-points ne peut pas etre utilise comme premier segment du chemin d'un URI (par exemple << ceci:cela >>), car on le confondrait avec le mecanisme. Precedez un tel segment avec ./ (par exemple << ./ceci:cela >>). Notez que les descendants de MS-DOS (par ex. Windows) remplacent le deux-points du nom de peripherique par une barre verticale dans les URI, ainsi << C: >> devient << C| >>. Un identificateur de fragment, s'il est present, reference une portion particuliere de la ressource ; le texte apres le << # >> identifie le fragment. Un URI commencant par << # >> reference le fragment dans la ressource courante. Utilisation Il y a plusieurs schemas d'URI differents, chacun ajoutant des regles et des significations specifiques, mais ils sont volontairement rendus le plus ressemblants possible. Par exemple, plusieurs schemas d'URL permettent le format suivant pour decrire l'autorite d'un chemin reseau, que l'on appellera serveur_ip (les crochets encadrent les parties optionnelles) : serveur_ip = [user [ : password ] @ ] hote [ : port] Ce format permet d'inserer eventuellement un nom d'utilisateur, suivi eventuellement d'un mot de passe, et/ou un numero de port. La partie hote est le nom de l'ordinateur, soit son nom determine par le DNS, soit son adresse IP (numeros separes par des points). Ainsi l'URI se connecte dans le serveur web sur l'ordinateur example.com avec l'identite fred (et le mot de passe fredpassword) en utilisant le port 8080. Evitez d'utiliser les mots de passe dans les URI a cause des risques lies a la securite sitot que l'on ecrit un mot de passe. Si l'URL indique un nom d'utilisateur et pas de mot de passe, et si le serveur distant reclame un mot de passe, alors le programme interpretant l'URL peut en demander un a l'utilisateur. Voici les mecanismes les plus courants utilises sur les systemes type UNIX, compris par de nombreux outils. Notez que beaucoup d'outils gerant les URI ont aussi des mecanismes internes ou specialises ; consultez la documentation de ces outils pour plus de details. http - Serveur Web (HTTP) http://serveur_ip/chemin http://serveur_ip/chemin?requete Il s'agit d'une URL accedant a un serveur web (HTTP). Le port par defaut est 80. Si le chemin reference un repertoire, le serveur choisira ce qu'il renverra. Habituellement, si un fichier nomme << index.html >> ou << index.htm >> est present, son contenu est renvoye. Sinon, il cree et renvoie une liste des fichiers dans le repertoire en cours avec les liens appropries. Un exemple : . Une requete peut etre formulee dans le format archaique << isindex >>, consistant en mot ou phrase sans signe egal << = >>. Une requete peut aussi etre dans le format << GET >> plus long, qui a une ou plusieurs entrees de requetes de la forme cle=valeur separees par un caractere << et commercial >> << & >>. Notez que la cle peut etre repetee plusieurs fois, et c'est au serveur web et ses programmes applicatifs de determiner s'il y a une signification pour cela. Il y a une interaction malheureuse avec HTML/XML/SGML et le format de requete GET. Quand une telle requete avec plusieurs cles est incluse dans un document SGML/XML (y compris HTML), le << et commercial >> << & >> doit etre reecrit sous forme << & >>. Notez que toutes les requetes n'utilisent pas ce format ; elles peuvent etre trop longues pour etre stockee en URL et utilisent un mecanisme d'interaction different (appele POST) sans inclure les donnees dans l'URI. Consultez la specification Common Gateway Interface (CGI) a l'adresse pour plus de details. ftp - File Transfer Protocol (FTP) ftp://serveur_ip/chemin Cette URL accede a un fichier a travers le protocole FTP. Le port par defaut (pour les commandes) est 21. Si aucun nom d'utilisateur n'est inclus, l'utilisateur << anonymous >> est employe, et dans ce cas de nombreux clients fournissent l'adresse courriel du requerant en guise de mot de passe. Un exemple est . gopher - Serveur Gopher gopher://serveur_ip/type_gopher selecteur gopher://serveur_ip/type_gopher selecteur%09recherche gopher://serveur_ip/type_gopher selecteur%09recherche%09chaine_gopher+ Le port gopher par defaut est 70. Le type_gopher est un champ compose d'un unique caractere indiquant le type de ressource Gopher a laquelle l'URL fait reference. Le chemin entier paut aussi etre vide, auquel cas le delimiteur << / >> est aussi optionnel et le type_gopher prend la valeur par defaut << 1 >>. selecteur est une chaine de selecteur Gopher. Dans le protocole Gopher, la chaine de selecteur est une sequence d'octets pouvant contenir tous les octets sauf 09 hexadecimal (HT ACSII ou Tabulation), 0A hexadecimal (LF ACSII), et 0D (CR ACSII). mailto - Adresse courriel mailto:adresse-courriel Il s'agit d'une adresse courriel, en principe de la forme nom@nom_hote. Consultez mailaddr(7) pour plus d'informations sur le format correct d'une adresse courriel. Notez que les caracteres % doivent etre transformes en %25. Un exemple : . news - Groupe ou message des news news:nom-groupe-news news:id-message Un nom-groupe-news est un nom hierarchique delimite par des points, comme << comp.infosystems.www.misc >>. Si nom-groupe-news est << * >> (comme dans ), l'URL reference tous les groupes news disponibles. Un exemple : . Un id-message correspond au champ identificant Message-ID de IETF RFC 1036, sans les chevrons << < >> et << > >> ; il prend la forme unique@nom-domaine-complet. Un identificateur de message peut etre distingue d'un nom de groupe de news par la presence du caractere << @ >>. telnet - Connexion telnet telnet://serveur_ip/ Le mecanisme d'URL Telnet est utilise pour afficher un service interactif accessible par le protocole Telnet. Le caractere << / >> final peut etre omis. Le port par defaut est 23. Un exemple : . file - Fichier normal file://serveur_ip/segments_chemins file:segments_chemins Ceci represente un fichier ou un repertoire accessible localement. En particulier, ip_server peut etre la chaine << localhost >> ou une chaine vide ; elle est interpretee comme << la machine sur laquelle l'URL est en cours d'interpretation >>. Si le chemin conduit a un repertoire, le navigateur devrait afficher le contenu du repertoire avec des liens pour chaque element. Tous les navigateurs ne le font pas encore. KDE prend en charge les fichiers generes par l'URL . Si le fichier n'est pas trouve, l'analyseur du navigateur peut essayer de developper le nom du fichier (consultez glob(7) et glob(3)). Le second format (par ex. ) est le format correct pour referencer un fichier local. Toutefois les anciens standards ne le permettaient pas, et certains programmes ne le reconnaissent pas comme URI. Une syntaxe plus portable est d'utiliser une chaine vide en guise de nom de serveur ; cette forme a le meme effet et est reconnue facilement comme un URI par les analyseurs des anciens programmes. Notez que si vous desirez vraiment ecrire << debuter de l'emplacement actuel >>, n'indiquez pas de mecanisme ; utilisez une adresse relative comme <../test.txt>, qui est independante du mecanisme. Un exemple de ce mecanisme est . man - Pages de manuel man:nom-commande man:nom-commande(section) Ceci reference les pages de documentation en ligne (man) locales. Le nom de la commande peut etre suivi eventuellement de parentheses et d'un numero de section. Consultez man(7) pour plus de renseignements sur la signification du numero de section. Ce mecanisme d'URI est unique aux systemes UNIX (comme Linux) et n'est pas encore enregistre par l'IETF. Un exemple : . info - Page de documentation Info info:nom-de-fichier-virtuel info:nom-de-fichier-virtuel#nom-de-noeud info:(nom-de-fichier-virtuel) info:(nom-de-fichier-virtuel)nom-de-noeud Ce mecanisme reference les pages de documentation en ligne info (creees par les fichiers texinfo), un format utilise par les outils GNU. Ce mecanisme est specifique aux systemes UNIX (comme Linux) et n'est pas encore enregistre par l'IETF. Actuellement, Gnome et Kde divergent dans la syntaxe d'URI et chacun rejette la syntaxe de l'autre. Les deux premiers formats sont ceux de Gnome ; dans le nom de noeud, tous les espaces sont remplaces par des soulignes. Les deux formats suivants sont ceux de Kde ; les espaces doivent rester tels quels, meme si c'est interdit dans les standards d'URI. On peut esperer que dans l'avenir la plupart des outils comprendront les deux formats et accepteront des soulignes en remplacement des espaces. Dans tous les cas, le format sans nom de noeud est suppose viser le noeud << Top >>". Exemples de format Gnome : et . Exemples de format Kde : et . whatis - Recherche de documentation whatis:chaine Ce mecanisme parcourt une base de donnees de courtes (une ligne) descriptions des commandes et renvoie une liste des descriptions contenant la chaine. Seules les correspondances de mots complets sont renvoyees. Consultez whatis(1). Ce mecanisme est unique aux systemes UNIX (comme Linux) et n'est pas encore enregistre par l'IETF. ghelp - Documentation d'aide Gnome ghelp:nom-application Ceci charge la documentation d'aide Gnome pour l'application indiquee. Notez qu'il n'y a pas encore beaucoup de documentation dans ce format. ldap - Lightweight Directory Access Protocol ldap://hostport ldap://hostport/ ldap://hostport/dn ldap://hostport/dn?attributs ldap://hostport/dn?attributs?portee ldap://hostport/dn?attributs?portee?filtre ldap://hostport/dn?attributs?portee?filtre?extensions Ce mecanisme prend en charge les requetes utilisant le protocole Lightweight Directory Access Protocol (LDAP), pour interroger un ensemble de serveurs a propos d'informations organisees hierarchiquement (comme des gens ou des ressources de calcul). Consultez RFC 2255 pour plus d'informations sur la forme des URL LDAP. Les composantes de cette URL sont : hostport le serveur LDAP a interroger, ecrit comme un nom d'hote suivi eventuellement par un deux-points et un numero de port. Le port TCP pour le LDAP est 389. Si le nom est vide, le client determine le serveur LDAP a utiliser. dn Le nom complet (Distinguished Name) LDAP, qui identifie l'objet de base de la recherche LDAP (voir RFC 2253 section 3). attributs une liste d'attributs a renvoyer separes par des virgules ; voir la RFC 2251 section 4.1.5. Par defaut tous les attributs sont renvoyes.. portee indique la portee de la recherche qui peut etre << base >> (recherche d'objet de base), << one >> (recherche sur un niveau), ou << sub >> (recherche dans un sous-arbre). Par defaut, on considere << base >>. filter indique le filtre de recherche (sous-ensemble des entrees a renvoyer). Par defaut, toutes les entrees sont renvoyees. Consultez RFC 2254 section 4. extensions une liste de paires type=valeur separees par des virgules, ou la portion =valeur peut etre omise pour les options ne la necessitant pas. Une extension prefixee par un << ! >> est critique (doit etre pris en charge pour etre valide), sinon elle est non-critique (facultative). Les requetes LDAP sont plus faciles a comprendre par l'exemple. Voici une requete demandant a ldap.itd.umich.edu des informations a propos de l'Universite du Michigan aux U.S. : ldap://ldap.itd.umich.edu/o=University%20of%20Michigan,c=US Pour n'obtenir que l'attribut Adresse Postale, on demanderait : ldap://ldap.itd.umich.edu/o=University%20of%20Michigan,c=US?postalAddress Pour demander a host.com, sur le port 6666 des informations sur la personne de nom courant (cn) << Babs Jensen >> a l'University du Michigan, demandez : ldap://host.com:6666/o=University%20of%20Michigan,c=US??sub?(cn=Babs%20Jensen) wais - Wide Area Information Servers wais://hostport/base wais://hostport/base?recherche wais://hostport/base/wtype/wpath Ce mecanisme designe une base de donnees WAIS, une recherche ou un document (voir IETF RFC 1625 pour plus de renseignements sur WAIS). Hostport est le nom d'hote, suivi eventuellement d'un deux-points et d'un numero de port (par defaut 210). La premiere forme designe une base de donnees WAIS pour les recherches. La seconde designe une recherche particuliere dans la base WAIS indiquee. La troisieme forme designe un document particulier a retrouver dans la base de donnees WAIS. wtype est la designation WAIS du type d'objet et wpath est l'identificateur WAIS du document. Autres mecanismes Il existe d'autres mecanismes URI. La plupart des outils traitant les URI acceptent un jeu d'URI internes (par exemple, Mozilla a un mecanisme about: pour les informations internes, et le navigateur d'aide Gnome a un mecanisme toc: pour diverses operations). Il y a de nombreux mecanismes qui ont ete definis mais pas tres utilises pour l'instant (par exemple, prospero). Le mecanisme nntp: est deconseille en faveur de celui news:. Les URN seront prises en charge par le mecanisme urn: avec des espaces de noms hierarchique (p.ex. : urn:ietf:... pour les documents IETF). Pour le moment, les URN ne sont pas tres largement implementes. Tous les outils ne gerent pas tous les mecanismes. Codage des caracteres Les URI utilisent un nombre limite de caracteres afin d'etre saisis et utilises dans de nombreuses situations. Les caracteres suivants sont reserves ; ils peuvent apparaitre dans un URI, mais leurs usages est limites aux fonctionnalites reservees (les donnees conflictuelles doivent etre protegees avant de former l'URI) : ; / ? : @ & = + $ , Les caracteres non-reserves peuvent etre inclus dans un URI. Les caracteres non-reserves incluent les majuscules et minuscules latines, les chiffres decimaux, et l'ensemble suivant de signes de ponctuation et de symboles : - _ . ! ~ * ' ( ) Tous les autres caracteres doivent etre proteges. Un octet protege est encode sous forme d'un triplet de caracteres, consistant en un signe pourcent << % >> suivi de deux chiffres hexadecimaux representant le code de l'octet (les lettres hexadecimales peuvent etre en majuscules ou en minuscules). Par exemple un espace blanc doit etre protege sous forme << %20 >>, une tabulation << %09 >> et le << & >> en << %26 >>. Comme le caractere "% >>" a toujours un role reserve pour proteger les autres caracteres, il faut le proteger sous forme << %25 >>. Il est courant de proteger le caractere espace en symbole plus << + >> dans les requetes. Cette pratique n'est pas defini uniformement dans les RFC correspondantes (qui recommandent %20 plutot) mais tous les outils acceptant les URI avec des requetes preparees ainsi. Une URI est toujours montree dans sa forme protegee. Les caracteres non reserves peuvent etre proteges sans modifier la semantique de l'URI, mais il faut l'eviter sauf si l'URI est utilise dans un contexte qui ne permet pas l'utilisation du caractere non protege. Par exemple << %7E >> est parfois utilise a la place de << ~ >> dans les URL HTTP mais les deux sont en realite equivalents dans ce contexte. For URIs which must handle characters outside the US ASCII character set, the HTML 4.01 specification (section B.2) and IETF RFC 3986 (last paragraph of section 2.5) recommend the following approach: (1) translate the character sequences into UTF-8 (IETF RFC 3629) --see utf-8(7)-- and then (2) utiliser le mecanisme d'echappement d'URI, c'est-a-dire, utiliser les %HH pour coder les octets non-surs. Ecrire un URI Lorsqu'il est ecrit, un URI doit etre place entre guillemets (<< http://www.kernel.org >>), encadre par des chevrons (), ou place sur une ligne independante. Un avertissement a propos des guillemets : ne jamais introduire une ponctuation supplementaire (comme le point final d'une phrase ou la virgule separant les elements d'une liste) a l'interieur de l'URI, car cela modifierait sa valeur (N.d.T. : cet avertissement vaut surtout pour les anglo-saxons ; en francais l'usage veut que les elements de ponctuations restent a l'exterieur des guillemets). On peut utiliser les chevrons a la place, ou basculer sur un systeme de notation qui n'incopore aucun caractere supplementaire a l'interieur des marques de citation. Ce systeme (N.d.T. : le notre !), appele << nouveau >> ou << logique >> par les << Hart's Rules >> et le << Oxford Dictionnary for Writes and Editors >>, est la pratique preferee des hackers en Grande-Bretagne et dans plusieurs langues europeennes. Les documentations anciennes suggerent d'inserer le prefixe << URL: >> juste avant un URI, mais cette forme n'a jamais ete utilisee reellement. La syntaxe des URI a ete concue pour eviter les ambiguites. Toutefois, comme les URI sont devenus de plus en plus repandus, les medias traditionnels television, radio, journaux et magazines...) ont utilise de maniere croissante des abreviations d'URI, consistant en la seule partie autorite et segments de chemin de la ressource (par exemple ). De tels references sont surtout prevues pour une interpretation humaine, avec la supposition que la comprehension du contexte permet de completer l'URI (par exemple les noms d'hotes commencant par << www >> se prefixent avec << http:// >> et les noms commencant par << ftp >> doivent se prefixer avec << ftp:// >>). De nombreux clients resolvent ces references avec de telles heuristiques. Elle peuvent toutefois evoluer, particulierement quand de nouveaux mecanismes sont introduits. Comme les URI abreges ont la meme syntaxe qu'un chemin d'URL relative, les references abregees ne sont pas utilisables lorsque des URI relatifs sont autorises. N'utilisez pas d'URI abreges comme liens hypertexte dans un document ; utilisez le format standard decrit ici. NORMES (IETF RFC 2396) , (HTML 4.0) . NOTES Un outil acceptant les URI (par exemple un navigateur web) sur un systeme Linux devrait etre capable de traiter (directement ou indirectement) tous les mecanismes decrits ici, y compris man: et info:. Sous-traiter ces elements a un autre programme est tout a fait acceptable, et meme encourage. Techniquement, la notation d'un fragment ne fait pas partie de l'URI. Pour savoir comment incorporer des URI (y compris des URL) dans un format de donnees, voir la documentation sur ce format. HTML utilise le format text . Les fichiers texinfo utilisent le format @uref{uri}. Man et mdoc ont une macro UR recemment ajoutee, ou incluent juste l'URI dans le texte (les visualiseurs doivent detecter le :// comme portion d'URI). Les environnements Gnome et Kde divergent actuellement sur les URI qu'ils acceptent, en particulier dans leurs systemes d'aide. Pour lister les pages de manuel, Gnome utilise alors que Kde utilise . Pour lister les pages info, Gnome emploie et Kde (l'auteur de cette page prefere l'approche Kde, bien qu'un format plus regulier serait encore meilleur). En general, Kde utilise comme prefixe pour les fichiers generes. Kde prefere la documentation en Html, accessible avec . Gnome prefere le mecanisme ghelp pour stocker et retrouver la documentation. Aucun navigateur ne gere les references file: vers un repertoire a l'heure ou j'ecris ces lignes, ce qui rend difficile de se referer a un repertoire avec un URI navigable. Comme indique plus haut, ces environnements different sur la gestion du mecanisme info:, probablement leur plus importante divergence. On espere que Gnome et Kde vont converger vers des formats d'URI communs, et la future version de cette page decrira le resultat de cette convergence. Securite Un URI ne pose pas de probleme de securite par lui-meme. Il n'y a aucune garantie qu'une URL, qui localise une ressource a un moment donne continuera de le faire. Pas plus qu'il n'y a de garantie qu'une URL ne localisera pas une ressource differente a un autre moment. Les seules garanties peuvent etre fournies par les personnes qui gerent l'espace de noms de la ressource en question. Il est parfois possible de construire une URL de maniere qu'une tentative de realiser une operation apparemment benigne, comme acceder a la ressource associee, va en realite produire une action eventuellement dommageable pour le correspondant. Les URL non sures sont typiquement construites en indiquant un numero de port differents de ceux reserves pour les protocoles en question. Le client, croyant contacter un site, va en realite engager un autre protocole. Le contenu de l'URL contient des instructions, qui interpretees par l'autre protocole, produisent des resultats inattendus. Un exemple a ete l'emploi d'une URL Gopher pour envoyer un message falsifie et indesire sur un serveur SMTP. Il faut etre prudent en utilisant une URL qui indique un numero de port different de celui du protocole, particulierement si ce numero est dans l'espace reserve. Il faut s'assurer que lorsque l'URI contient des delimiteurs proteges pour un protocole donne (par exemple CR et LF pour le protocole telnet) qu'ils ne soient pas << deproteges >> avant la transmission. Ceci peut violer le protocole, mais evite le risque que ces caracteres servent a simuler une operation dans ce protocole, ce qui peut conduire a des actions distantes eventuellement nocives. Il est clairement deraisonnable d'utiliser un URI qui contient un mot de passe cense etre secret. En particulier, l'utilisation du mot de passe dans la partie << info utilisateur >> de l'URI est fortement deconseille, sauf s'il s'agit d'un de ces cas rares ou le mot de passe est vraiment public. BOGUES La documentation peut se trouver dans un grand nombre d'endroit, ainsi il n'y a pas encore de bon mecanisme d'URI pour la documentation generale en ligne, dans des formats arbitraires. Les reference de la forme ne fonctionnent pas, car differentes distributions et installations locales peuvent placer les fichiers dans divers repertoires (cela peut etre /usr/doc, ou /usr/local/doc, ou /usr/share, ou autre part). De meme, le repertoire ZZZ change en principe avec le numero de version (bien que le developpement des noms de fichiers puisse partiellement couvrir ce probleme). Finalement, l'utilisation du mecanisme file: n'est pas recommandee pour les gens qui consultent la documentation dynamiquement depuis Internet plutot que de la telecharger sur leur systeme de fichiers local. Un mecanisme d'URI sera peut etre ajoute dans l'avenir (p.ex. : << userdoc: >>) pour permettre aux programme d'inclure des references vers de la documentation plus detaillees sans avoir a connaitre l'emplacement exact de celle-ci. Autrement, une version future des specifications du systeme de fichiers peut decrire les emplacements de maniere suffisamment precise pour que le mecanisme file: soit capable de situer la documentation. De nombreux programmes et formats de fichiers n'incluent aucune maniere d'incorporer ou l'implementer des liens utilisant les URI. Beaucoup de programmes ne traitent pas tous les formats URI differents ; il devrait y avoir un mecanisme standard pour charger un URI quelconque qui detecte automatiquement l'environnement utilisateur (p.ex. : texte ou graphique, environnement de bureau, preferences de l'utilisateur, outils en cours d'execution) et invoque le bon outil quelque soit l'URI. VOIR AUSSI lynx(1), man2html(1), mailaddr(7), utf-8(7) IETF RFC 2255 TRADUCTION La traduction francaise de cette page de manuel a ete creee par Christophe Blaess , Stephan Rafin , Thierry Vignaud , Francois Micaux, Alain Portal , Jean-Philippe Guerard , Jean-Luc Coulon (f5ibh) , Julien Cristau , Thomas Huriaux , Nicolas Francois , Florentin Duneau , Simon Paillard , Denis Barbier , David Prevot , Cedric Boutillier , Frederic Hantrais et Jean-Pierre Giraud Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter a la GNU General Public License version 3 concernant les conditions de copie et de distribution. Il n'y a aucune RESPONSABILITE LEGALE. Si vous decouvrez un bogue dans la traduction de cette page de manuel, veuillez envoyer un message a . Pages du manuel de Linux 6.18 8 fevrier 2026 uri(7)